A quelques semaines du ShieldAfrica

A quelques semaines du ShieldAfrica

Le continent africain est en plein développement et doit se doter des moyens nécessaires à son essor dans la sécurité et la paix. Sa croissance doit s’accompagner d’une offre adaptée à la sécurité des biens et des citoyens. Après trois éditions réussies, ShieldAfrica se transforme et devient désormais un salon biennal de Sécurité intérieure et de Défense qui se tiendra au premier semestre des années impaires : la 4ème édition sera du 24 au 26 janvier 2017. ShieldAfrica a vocation à devenir le carrefour où se réuniront les utilisateurs publics et privés des produits et solutions de sécurité et de défense ainsi que les industriels du monde entier. ShieldAfrica va devenir le Salon de référence du continent, carrefour de rencontres de tous ceux qui travaillent au développement d’une Afrique plus sûre. La société COGES est à un tournant en ce début 2017 avec la création de COGES Africa et ce nouveau salon en Afrique.

Pourquoi le continent africain ?

Patrick Colas des Francs (PCF). L’Afrique est un continent à fort potentiel, qui connait des évolutions qui vont s’accentuer dans les prochaines années. La démographie y est très forte ; l’Afrique sera bientôt le contient le plus peuplé au monde avec 2.8 milliards d’habitants prévus pour 2060. C’est également un continent qui connait de bonnes performances économiques. Ces dix dernières années la croissance moyenne de l’Afrique dépassait les 5%. C’est aussi une zone très riche en matières premières, avec de fortes capacités agricoles qui méritent d’être développées. Enfin, les technologies ont une place spécifique en Afrique. Actuellement une personne sur deux est équipée d’un téléphone portable, la téléphonie mobile est un marché à fort potentiel de croissance. Enormément de transactions passent par le mobile ; Internet est beaucoup plus consulté sur les smartphones que sur les ordinateurs. C’est un secteur prometteur, un levier de développement et d’innovations. 

Mais il ne peut pas y avoir de développement économique sans un environnement sécurisé. ShieldAfrica présente une offre technologique duale Sécurité et Défense complète. De nombreux produits et systèmes y sont présentés, permettant cette sécurisation de l’activité économique.

Comment est aujourd'hui perçue sur le continent africain cette association entre un salon créé par un africain et un organisateur Français ? 

Stéphane Konan (SK). ShieldAfrica est et reste un salon africain, voulu et conçu par des africains pour des africains. Apporter une réponse aux défis qui touchent le continent africain reste le cœur de ce salon. Avec le COGES, ShieldAfrica bénéficie du savoir-faire de l’organisateur d’Eurosatory, salon leader international de la Défense et de la Sécurité terrestres et aéroterrestres. C’est l’assurance d’un haut niveau de qualité pour les sociétés exposantes mais aussi pour le visitorat qui se rend à ShieldAfrica. Mais l’équipe qui a créé et managé les premiers salons est toujours présente ; elle assure la continuité avec les éditions précédentes du salon et elle oriente l’action du COGES en donnant les clefs des particularismes de l’Afrique. C’est donc une association de partenaires très complémentaires qui s’est mise en place.

 

Quels sont les besoins et les problématiques majeurs énoncés par les autorités de ce continent en matière de sécurité et de défense ? 

SK. L’enjeu majeur de l’Afrique est de maintenir une forte croissance dans un contexte de mutation sociale, avec une démographie importante et une forte urbanisation. Ce ne sera possible qu’en créant les conditions de sécurité propices au développement. Il s’agit de la sécurité des biens et des personnes, de la sécurité des transports, de la sécurité fiduciaire, de la Cyber-sécurité, etc. Cela passe aussi par l’essor et la sécurisation de classes moyennes émergentes avec la réalisation de villes plus sûres, la gestion des infrastructures et la protection des sites sensibles. Il est important également d’apporter des solutions aux Etats africains pour qu’ils puissent plus facilement sécuriser les frontières maritimes et terrestres qui doivent être des lieux d’échange et de commerce et non des barrières. Enfin, l’Afrique a basculé très vite dans le numérique ; ces moyens doivent être sécurisé.

 

Qui est attendu sur ce salon ?  

PCF. Plus de 100 exposants de 19 pays se sont inscrits pour exposer leurs produits et services sur le salon. Les ministres de la Sécurité et de la Défense des 54 pays africains ont été invités par leurs homologues ivoiriens, mais aussi des représentants de l’ONU et de l’UE. De nombreux responsables et décideurs en matière de sécurité du secteur public ont été identifiés et invités à participer à ShieldAfrica : membres des forces armées et de sécurité, hauts responsables d’acquisition, chefs d’Etat-major des armées, directeurs de police. Enfin les sociétés privés, qu’elles soient industrielles, sociétés de loisirs, de transport, organisatrices de grands événements, etc. seront présentes pour identifier des solutions permettant de sécuriser leur développement économique.

 

Sans sécurité, pas de développement. Quelles sont les solutions et les thèmes que ShieldAfrica entend porter et présenter pour apporter une réponse concrète à cette affirmation ?

PCF. Au-delà de l’offre concrète de produits et de solutions présentés par les industriels internationaux, ShieldAfrica c’est aussi un programme complet de conférences avant et pendant le salon. Le 23 janvier, la veille du salon, une conférence internationale sera dédiée à la thématique « Afrique, protégeons notre développement : vers une approche intégrée ». Elle réunira à l’hôtel Ivoire les délégations officielles du salon, des hautes personnalités ivoiriennes et les industriels exposants. Pendant le salon des conférences-ateliers réuniront des experts pour traiter des enjeux actuels du continent africain : défis sécuritaires pour la prospérité économique, contribution des villes intelligentes à la sécurité de l’Afrique, menaces terroristes, sécurisation des grands évènements, flux migratoires, cyber sécurité, pacification des frontières et sécurisation des approches maritimes. 

 

Comment bien aborder ce marché africain pour réussir son ouverture à l'export et pérenniser ou redynamiser sa présence commerciale sur place ?

SK. Bien comprendre et identifier les besoins et évolutions du continent est fondamental pour réussir sa politique d’exportation. Connaître l’Afrique est un préalable, y avoir des contacts est incontournable. Les industriels doivent réfléchir et établir une stratégie commerciale pays par pays, adapter leur offre et s’appuyer sur les élites locales qui mènent les affaires. Les besoins et les mentalités ne sont pas les mêmes partout ; l’Afrique c’est 54 pays, très différents les uns des autres. 

Un ShieldAfrica réussi, ce serait quoi ?

SK. Un salon réussi repose sur plusieurs éléments. La qualité des exposants et des visiteurs et un préalable ; mais ils doivent pouvoir se rencontrer dans de bonnes conditions ce qui nécessite une bonne organisation du salon. Une couverture médiatique internationale est aussi indispensable. Quand les participants affirment vouloir revenir à la prochaine édition, c’est que le salon a été réussi. ShieldAfrica va encore amplifier son succès et son développement ; c’est tout le but de la nouvelle organisation du salon.


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