La filière navale française, force d’exportation et gage d’indépendance !

La filière navale française, force d’exportation et gage d’indépendance !

Les chantiers, les équipementiers et toute la filière navale connaissent une phase de forte croissance, permettant de continuer à maintenir sur le territoire une base industrielle de hautes technologies, à contribuer fortement à la réduction du déficit commercial, et à donner les outils maritimes de défense nécessaires à la protection de la France.

 

La filière navale française est la sixième au monde, présente à la fois sur les secteurs de la défense et du civil, et fournit tant le marché intérieur, que  l’export.
Les commandes récentes de paquebots à Saint-Nazaire, conjuguées à celles des navires de défense, ont amené le carnet de commandes des chantiers français à un niveau inédit depuis 30 ans : ce carnet est passé de moins de 10 milliards d’euros fin-2009, à plus de 20 milliards aujourd'hui !...Ceci sans compter le contrat en cours de négociations des sous-marins pour l’Australie.

La filière totale (au-delà des seuls chantiers) représente 8 à 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 40 000 emplois industriels directs, avec des acteurs présents sur l’ensemble de la chaine de valeur, derrière les deux « chefs-de-file » que sont DCNS et STX-France. Cela permet à la filière navale d’être la plus « locale » en pourcentage de son activité, comme l’avait relevé l’Observatoire du fabriqué en France :

La filière navale, leader à l’export

La livraison par Saint-Nazaire du paquebot « Harmony of the Seas » (362 mètres de long, 2747 cabines, 8 880 personnes à bord…et 10 millions d’heures de travail) représente un nouveau jalon des succès à l’export de la filière navale française.

Spécialisée dans les navires et technologies sophistiqués, la filière exporte sa production dans le monde entier. L’export, qui représente déjà environ la moitié de la production, est appelé à croître encore dans les prochaines années : la filière navale va donc, encore plus que  par le passé, contribuer à la réduction du déficit commercial de la France.
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Quelques repères sur l’export de la filière navale :

« Harmony of the Seas » c’est - de même qu’une frégate de premier rang ou un sous-marin - une exportation de l’ordre d’un milliard d’euros, qui « pèse » donc autant qu’une dizaine d’Airbus A320 au prix catalogue, ou que 100 000 « Clios » ou « 208 »!

 

C’est une contribution forte pour la balance commerciale, avec environ 3 milliards d’euros/an exportés, par les navires eux-mêmes, et par les équipements et services (net des équipements mis-à-bord des navires exportés!), soit nettement plus que les exportations de champagne, ou de vins de Bordeaux !

 

La balance commerciale de la profession (exports moins importations des constructeurs) est exceptionnellement favorable, dans un rapport de un à six.

 

La filière est aussi parmi les plus « globalement exportatrices », en net des importations par les armateurs français.

 

Ces valeurs à l’exportation sont encore plus grandes si l’on ajoute à la navale les filières de la Plaisance et de l’offshore-hydrocarbures, qui sont également très majoritairement exportatrices, et permettent sur leurs domaines de forts excédents commerciaux !


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