EGERIE annonce une levée de fonds de 4 millions d’euros et plaide pour une autonomie stratégique européenne de la cybersécurité

ACE Management via son fonds Brienne III – premier fonds français dédié à la cybersécurité – réalise un nouveau tour de table avec l’une des pépites de la cyber française : EGERIE.

4 millions d’euros. Voici la somme levée par EGERIE, leader de la gestion des risques cyber en France après une année riche faite de succès commerciaux en France et en Europe, de la première labellisation EBIOS Risk Manager attribuée par l’ANSSI, de deux nominations dans le Magic Quadrant du Gartner, et de l’ouverture prochaine d’un bureau à Londres !  EGERIE, au travers de sa plateforme collaborative et automatisée d’analyse des risques cyber, va donc pouvoir accélérer son développement à l’international et pénétrer de nouveaux marchés en Europe du Nord, en Europe de l’Est et en Afrique francophone. « La prise en compte du risque cyber est un enjeu majeur pour toutes les organisations. L’analyse de l’exposition à ce risque, comme le suivi des actions de réduction de risques dans le temps, sont désormais des démarches incontournables pour assurer la pérennité d’une entreprise. » commente Gilles Daguet, Directeur Général d’ACE Management.

Déjà très impliqué dans les pays du Benelux, en Suisse et en opération dans 40 Etats avec des références prestigieuses dans le monde de la Santé, de la Banque, et plus largement des grands opérateurs critiques, EGERIE bénéficie également de l’impulsion stratégique donnée par l’ANSSI à la méthode EBIOS qui ambitionne d’aider les acteurs de la cybersécurité à mettre en place une cartographie des risques au niveau européen.  

Enfin, impliqué sur des projets structurants ambitieux, la feuille de route d’EGERIE va se poursuivre autour de l’émergence des territoires de confiance, impliquant les collectivités dans les projets intelligents et connectés mais aussi les gouvernements dans les projets E-gov et les stratégies nationales du numérique à horizon 2025-2030, le déploiement massif du Cloud de confiance européen et les grands évènements sportifs internationaux comme la Coupe du monde de Rugby 2023 et les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024. « Grâce à cette levée de fonds, nous allons pouvoir accélérer le développement et le déploiement de nos solutions innovantes qui répondent aux exigences du marché d’aujourd’hui tout en anticipant les défis de demain au service de l’émergence d’un numérique de confiance. » témoigne Jean Larroumets.

Vers une autonomie stratégique européenne

Cette annonce faite par EGERIE est aussi l’occasion pour ses deux fondateurs, Jean Larroumets et Pierre Oger, d’accentuer le débat et de repositionner les enjeux majeurs en matière d’autonomie stratégique européenne.  « Pour assurer et renforcer cette souveraineté numérique et bâtir cette autonomie stratégique européenne, des partenariats stratégiques forts entre petites et grandes entreprises, présentes sur l’ensemble du vieux continent, seront nécessaires. » explique Pierre Oger et de poursuivre « Nous avons l’obligation de poursuivre et de concrétiser le dialogue engagé avec des responsabilités à assumer de part et d’autre. Plus de structuration d’un côté, plus de rapidité dans les process et les décisions de l’autre. Le tout avec une convergence plus fine d’objectifs communs. »

Une consolidation de la filière

Forte d’une reconnaissance de son expertise scientifique et de solutions robustes et agiles capables de répondre aux cyber risques et à leurs évolutions permanentes, la filière tricolore dispose de toutes les compétences et de toutes les énergies pour adresser ce marché européen et mondial. Mais cela passe par la consolidation de cette filière, une action collective capable de fédérer les talents et rendre interopérables des solutions qui, à terme, doivent se rassembler pour répondre aux besoins des utilisateurs finaux, qu’ils soient une entreprise ou un État. « Cet ensemble doit être porté par une stratégie globale et une volonté politique affirmée. » ajoute Pierre Oger.

Cybersécurité, cloud et données

Enfin, il est essentiel d’aborder la question de la souveraineté non pas sous l’angle du support ou de l’architecture physique mais bien sur le plan de la donnée. Elle est un élément central de cette souveraineté. Les technologies de protection de cette donnée existent, notamment la cryptographie. Elles permettent d’envisager un champ des possibles très large, qu’il s’agisse de sa localisation ou des méthodes pour la traiter ou y accéder. Qu’elle soit localisée dans un cloud souverain, privé, public, en France, ou ailleurs….  « La confiance est essentielle mais n’est plus un sujet de capacité technique. Il faut alors changer de combat et évoluer. Evoluer culturellement, et renforcer la coopération saine entre acteurs. Il faut enfin compter sur l’intelligence artificielle qui est un élément clé, lui aussi, de l’avenir, sur lequel nous investissons ! » clame Pierre Oger.